LES FIDJI (Partie 1)

Je quitte ce continent américain que j’aime tant pour m’envoler vers les îles Fidji. Des plages de sables blanc, des eaux turquoises, ces quinze prochains jours s’annoncent pénibles.

NADI

Vendredi 30 Août: Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Fidji ça se mérite. J’embarque pour un trajet Bogotá-Mexico-Los Angeles-Nadi qui promet d’être épique. La première étape se passe sans encombre jusqu’à l’arrivée à l’aéroport. Nous sommes vendredi soir et bien sur l’aéroport est bondé. Je fais la queue un long moment avant de passer la douane. Après une bonne heure et demi d’attente, je peux enfin aller chercher mon sac à dos. Une étiquette apposée dessus précise que mon bagage est en transit pour qu’il soit ensuite déposer dans l’avion pour Los Angeles. Sauf qu’il est laissé à l’abandon sur le tapis. J’avais lu dans différents blogs qu’il ne faut jamais laisser son sac sur les tapis à Mexico sous peine de ne jamais le revoir. Je décide de le récupérer et de me diriger vers l’hôtel de l’aéroport ou j’ai réservé une nuit. Enfin le mot hôtel n’est pas forcement le plus approprié. Je dors ce soir dans une sorte de capsule. Il y a juste un lit avec un écran, une prise et des lumières bleutées qui te font penser que tu pars pour Mars. Les toilettes et douches communes sont à l’extérieur de la chambre ce qui ne me change pas vraiment des auberges de jeunesses.

Samedi 31 Août: La nuit fut courte. Je me réveille à cinq heures pour aller prendre mon vol pour Los Angeles. J’arrive dans un des aéroports les plus pourris que j’ai fais depuis que je voyage. Ce n’est pas une bonne nouvelle sachant que j’ai quinze heures de transit (#Joie, #Bonheur). Il n’ y a que peu de siège pour s’asseoir, quasiment aucun restaurant. Je suis bien évidemment trop en avance pour déposer mon bagage au comptoir et internet ne fonctionne pas. Les joies du voyage !

Lundi 02 Septembre
: J’arrive un jour plus tard. Nous avons survolé la ligne de changement de date dans le Pacifique qui fait automatiquement avancer d’un jour. C’est étrange de se dire que je n’aurais jamais vécu le premier septembre 2019.
Je débarque au Fidji à cinq heures du matin, accueilli par des musiciens nous jouant de la musique traditionnelle. Un employé de l’hôtel ou je loge est sensé venir me récupérer. Il n’y a personne. J’en profite pour réserver mon billet de bateau pour aller dans les îles Yasawas et Mamuca dans quelques jours. Le mec finit par arriver quarante cinq minutes plus tard. Quand je lui demande pourquoi il arrive si tard, il me fait un grand sourire et me répond « Fidji Times ». Ce qui veut dire en gros: au Fidji on arrive quand on arrive, la notion du temps est aléatoire. Ah bah c’est bon à savoir ! J’arrive exténué à l’hôtel. Je passe les deux jours suivant à récupérer et profiter de la piscine.

ARCHIPEL DES YASAWAS

Mercredi 04 Septembre: Je quitte Nadi sur l’île principale pour l’archipel des Yasawa. Je prends le ferry pour quatre heures de navigation. Le temps est mauvais, la mer est démontée. Autant te dire que je ne faisais pas le malin, concentré pour éviter de régurgiter le petit déjeuner. Le ferry fait des stop d’îles en îles. Il stationne en pleine mer, ce sont les petites embarcations des hôtels qui viennent chercher les touristes. Je quitte le bateau pour Nacula Island. Je suis accueilli en musique par le personnel. L’hôtel est composé de plusieurs bures, le bungalow locale. La clientèle est majoritairement composée de familles et couples en lune de miel.Mais ils y a quand même un dortoir pour les voyageurs à petit budget. Tout le monde mange à heure fixe, ce qui instaure d’emblée une ambiance très familiale. L’influence anglaise reste forte, c’est tea à volonté pour tous le monde à partir de seize heures. Le matin: saucisse et haricot au menu. A ma grande surprise la nourriture anglaise peut être plus que comestible quand c’est bien fait. Jacques Chirac avait tord quand il disait: « La cuisine anglaise, au début, on croit que c’est de la merde et après, on regrette que ça n’en soit pas ». L’île ne fait que vingt kilomètres carrés. Elle est composée de deux villages locaux, qui vivent principalement du tourisme.

Jeudi 05 Septembre: Je me lève aux aurores pour aller voir le lever du soleil sur le sommet de l’île. Je suis accompagné par Deekay tout droit venu de Bombay et Maike une Allemande. Nous montons sur un petit chemin escarpé pendant vingt minutes avant d’arriver à notre but. Depuis le sommet, nous avons une vue à 360 dégrées sur toute l’île. Le soleil ne tarde pas à se lever. J’ai du mal à réaliser que je suis à l’autre bout du monde, perdu en plein pacifique. Un moment inoubliable.
Nous partons l’après midi visiter des grottes. Elles ressemblent aux cénotes mexicaines. Une eau limpide et rafraîchissante. La première grotte est accessible à pied. Pour rejoindre la deuxième, il faut nager sous l’eau entre deux parois. La vue est limitée, notre guide éclaire l’étroit passage pour qu’on puisse s’orienter. Quelques secondes plus tard, nous voila dans la deuxième grotte. Notre guide nous raconte que les Fidjiens se cachaient ici lors des guerres de tribus.

Vendredi 06 Septembre: Je me baigne le matin dans un décor de carte postale. Après trois mois de voyage à enchaîner les déplacements, les bus de nuits, je profite de cette pause dans le voyage. Je pars l’après midi visiter un village fidjien. Il y a quelques maisons, une école et au milieu de village … un terrain de rugby. Le chef du village nous reçoit pour nous expliquer à quel point le tourisme est important pour eux. C’est la première source de revenu pour survivre. La plupart des habitants travaillent dans les deux hôtels de l’île.

Samedi 07 Septembre : Nous décidons avec Deekay et Maike de partir en kayak pour rejoindre une île minuscule. C’est le première fois que Deekay monte dans un kayak, il a du mal à le manœuvrer. Il nous faut quand même plus d’une heure pour rejoindre notre destination. L’île doit faire à peine cinq cent mètres carrés. Au programme: baignade, snorkling et repos. Puis vient l’heure du retour. Entre temps le vent s’est levé et bien évidemment il est face à nous. Le retour devient vite un cauchemar, nous faisons du surplace. Deekay est en difficulté et se fait décrocher. Nous ne pouvons l’attendre car le vent nous ramènerait en arrière et nous nous épuiserions. Nous décidons avec Maike de continuer à avancer pour aller chercher de l’aide. C’est un vrai combat, le retour est interminable. Un bateau voyant notre ami indien en difficulté le ramène gentiment à notre hauteur. Sauf que Deekay est épuisé et nous ne sommes que à mi chemin. Par chance nous ne sommes plus en pleine mer, nous rejoignons une petite plage ou nous laissons Deekay. Nous retournons avec Maike à notre hôtel employant les dernières forces qu’il nous reste dans nos bras. Un employé prend le bateau pour aller chercher Deekayet le ramène sain et sauf.

Dimanche 08 Septembre: Je passe ma matinée à faire du snorkling. L’après midi nous partons avec Maike faire du paddle. Je n’ai à peine fait que quelques mètres lors que je perds l’équilibre et tombe dans l’eau. J’avais eu la bonne idée de garder mes lunettes de soleil. Forcement je les égards dans ma chute. Bordel quel idiot ! Ce sont des lunettes à ma vue, et je ne pourrais clairement pas en commander de nouvelles ici. Je commence à fouiller dans les alentours mais je ne trouve rien. Je retourne à l’hôtel chercher un masque de plongée puis passe la demi heure suivante à les chercher. Je perds clairement espoir de les retrouver. Avec le courant, elles sont surement déjà loin. Je décide pourtant de continuer à chercher. Mes efforts sont récompensés quand je finis par les apercevoir au fond de l’eau. J’ai de la chance sur ce coup. Je retourne les déposer en lieu sur avant de pouvoir enfin profiter de ma sortie paddle.







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