LE CHIAPAS

La suite du voyage m’amène dans le territoire du Chiapas, région oscillant entre montagne et forêt tropical.

Palenque

Mardi 02 Juillet: J’arrive à Palenque après une courte nuit de sommeil. Première surprise, le chauffeur ne nous dépose pas au terminal de bus. Des conducteurs de poids lourd locaux font grève et bloquent l’accès au centre ville. Le chauffeur nous assure que le terminal est juste à coté (FAUX). Je regarde sur l’application maps.me, je suis à 45 minutes à pied… Je me met en route avec mes dix sept kilos sur le dos par 40 degrés avec en prime un taux humidité assez dingue. Il y a aussi pendant le voyage des moments de galères.
J’arrive en sale état à l’hôtel. Deuxième surprise: je suis seul dans le dortoir de douze places. Après deux jours en solitaire à Chetumal, je comptais rencontrer du monde par ce moyen, c’est raté. Après une sieste bien mérité, je pars à la recherche d’une agence pour l’excursion du lendemain.

Mercredi 03 Juillet: Départ huit heures pétante pour le site maya de Palenque. Il est assez tôt, l’endroit est désert. Les édifices sont merveilleusement conservés, nous donnant une idée précise de ce qu’avait pu être la vie à cette époque. Je fais d’ailleurs un petit aparté pour décrire en quelques mot la civilisation maya (Tu as le droit de sauter ce passage, personne ne te juges).

La civilisation maya est une civilisation pré colombienne (antérieur à l’ami Christophe Colomb) qui connu son apogée entre 200 et 900 après J-C. Le territoire s’étendait sur la partie sud du Mexique, le Guatemala, le Belize, l’Honduras et le Salvador. Il n’y avait pas d’unité mais de perpétuelle rivalités entre les cités-états. La civilisation avait particulièrement développé ses connaissances en astronomie, mathématique et agriculture. Fin de la parenthèse.
Je pars à la découverte du site. Un allemand me demande de le prendre en photo devant le site principal. On discute quelques minutes avant de décider de continuer la visite ensemble. On est rejoint par Karine, une française que Félix (l’Allemand) avait rencontré le matin même.

L’après midi, je laisse Felix et Karine pour partir à la découverte des cascades du Chiapas.
L’excursion prévoit un premier stop à la cascade de Misol-Ha. Le site en lui même n’est pas très impressionnant ( est ce que je commence à être blasé ?) mais ça vaut quand même le coup d’œil. On part ensuite vers Agua Azul. La cascade est de moindre envergure, mais la beauté du lieu réside dans cette eau bleu limpide ou l’on peut se baigner. Et après une journée à déambuler dans une chaleur étouffante , cela fait du bien.


Jeudi 04 Juillet: Une longue journée en perspective avec la visite des ruines de Yachilan et Bonanpak. Le départ est fixé à cinq heures du matin. Je suis le premier à être récupéré, mon hôtel étant près de l’agence. On fait le tour des hôtels pour récupérer les différents membres du groupe. Certain sont en retard et pas forcement pressé de s’activer.
Les deux sites se trouvent près de la frontière du Guatemala. En distance ce n’est pas si éloigné, mais les routes du Chiapas sont généralement en mauvais état. Il faut ajouté à cela une particularité régionale: des dos d’âne tous les kilomètres voire tous les cinq cents mètres parfois. Et ils n’ont pas fait les choses à moitié, c’est le type de dos d’âne que tu passes à quinze kilomètre à l’heure maximum. Même à cette vitesse, je saute au plafond de la camionnette à chaque secousse.

Premier stop vers huit heures pour prendre le petit déjeuner dans un village sur la route. Chaque tour s’arrête ici, on se rend compte qu’on ne va pas être les seuls. Une fois reparti, notre guide nous fait la proposition suivante: visiter d’abord Bonanpak puis Yachilan soit l’inverse de ce que font les autres tours. La seule contrainte, c’est qu’on prendra le déjeuner assez tard (argument qui m’a un peu fait vaciller ).
Nous commençons donc par Bonanpak. Nous sommes au milieu de la jungle, entouré de singes hurleurs. Le site à la particularité d’avoir à l’intérieur de certains édifices des dessins et des peintures murales d’une qualité remarquable.

On rejoint ensuite un embarcadère pour monter dans ce qui ressemble à une pirogue mais avec un moteur. Le site de Yachilan n’est accessible que par voie maritime. On navigue sur le fleuve qui sert de frontière entre le Mexique et le Guatemala. La sensation est grisante, mélange d’Indiana Jones et d’Apocalypse Now ( avec la certitude de ne pas se faire attaquer). L’entrée du site se fait via un temple plongé dans l’obscurité. Nous cheminons avec la lumière de nos téléphones, pour finalement déboucher sur la grande place. Nous passons deux heures à explorer les lieux avec notre guide.  On reprend ensuite notre pirogue pour revenir à l’embarcadère (et aller manger !!). On retourne ensuite à Palenque pour une nuit de repos bien mérité. Le lendemain, je pars pour San Cristobal.

San Cristobal

Vendredi 05 Juillet : Je passe la journée dans le bus. Le trajet n’est pas long de Palenque à San Cristobal, mais la route la plus courte n’est pas accessible pour les bus. Du coup cela oblige à faire un long détour. J’arrive le soir à l’auberge ou je retrouve Karine.  

Samedi 06 Juillet : Grosse journée en perspective, c’est mon anniversaire !! Le matin nous partons avec Karine faire le free walking tour. Qu’est ce que c’est que ça ? C’est un tour de la ville gratuit, organisé par des locaux. On y rencontre d’autres français, Claire et Maxime, en voyage pour une durée indéterminée.  La ville est agréable, entourée de montagne ce qui bien évidemment me ravi.
La soirée commence par une tournée de posh, la boisson locale. Nous retournons ensuite sur un des spots que nous avait montré notre guide pour profiter du coucher de soleil. Un des gérant du bar nous propose ensuite de le rejoindre dans un autre bar ou il jouera de la musique. L’endroit est minuscule, il n’y a que des locaux. L’ambiance est chaleureuse, les tournées de posh s’enchainent. Je passe une merveilleuse soirée d’anniversaire.

Dimanche 07 Juillet :  On ne va pas se mentir, le réveil est un peu difficile ce matin. Mais pas le temps de niaiser comme disent les Québécois, nous partons pour le canyon del sumidero. Nous descendons en altitude et de nouveau il fait très chaud. Le Canyon est majestueux, avec ses falaises de six cents à mille mètres. Nous naviguons dans ses eaux, s’arrêtant pour admirer les singes, les crocodiles, pélicans et autres animaux.  Malheureusement ce fabuleux paysage est quelques peu gâché par le nombre de déchets présents à la surface de l’eau. C’est un vrai fléau au Mexique, les gens les balancent n’importe ou dans la nature. On quitte ensuite notre bateau pour remonter en voiture et voir le canyon depuis en haut. On s’arrête à quelques miradors pour admirer la vue.

Lundi 08 juillet : Aujourd’hui c’est trek dans les environs de San Cristobal. Je pars avec Nils et Ali, rencontré à l’auberge. On rejoint notre guide et une autre touriste espagnole en centre-ville.  Une bonne partie du trek est sans intérêt vu que nous marchons juste pour sortir de la ville. Nous traversons la banlieue de San Cristobal. Les maisons sont taguées de slogans zapatistes. Le Chiapas est le berceau de l’armée zapatiste de libération national, une faction révolutionnaire qui défendait les droits des indiens et des minorités. Le sous commandant Marcos en fut l’un des leaders charismatiques.
Nous finissons enfin par arriver dans la verdure. Après une courte montée, l’entrée des grottes se profile. L’ouverture est étroite, je peine à m’insérer. Une fois à l’intérieur, le parcours du combattant continue C’est extrêmement humide, la roche est très glissante.  On enchaîne ensuite avec une deuxième grotte. Un ruisseau passe à l’intérieur. On termine la ballade en s’arrêtant dans un prés. A notre grand étonnement, le guide commence à faire de l’acro yoga avec l’espagnol en s’arrêtant de temps en temps pour fumer de la weed. Bref l’excursion n’avait que peu d’intérêt.

Le soir nous dînons à l’auberge ou un chef vient cuisiner ce soir.  Au menu : crevettes et légumes grillés.  Je m’assure auprès du chef qu’il n’y ait pas de céleri, étant allergique. Pas de soucis me confirme-t-il. Ali est servi en premier et commence à manger. Elle m’alerte rapidementsur le fait que pour elle, il y a bien du céleri dans le plat. Je retourne demander au chef. Effectivement le plat en est rempli. On n’est pas passé loin de la catastrophe.
Le jour suivant, c’est repos à l’hôtel avant de quitter les Chiapas et partir pour Oaxaca


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