BARACOA

Parc Humbolt

Samedi 15 Juin: On a rendez vous ce matin à huit heures pour aller découvrir le parc. Un taxi doit nous mener à l’entrée ou un guide nous attend. Après 20 minutes sur une route en bon état, on enchaîne avec ce qui s’apparente à un chemin de terre. La voiture bouge dans tous les sens mais tient admirablement le choc. Une heure de trajet plus tard, nous arrivons au parc.

La promenade commence par une douce montée à travers la forêt. Le guide prend le temps de nous montrer l’ensembles des oiseaux et animaux qu’il repère avec une facilité déconcertante. Après 4 heures de marche, on s’arrête à une cascade. L’humidité est tellement étouffante que cette pause fraîcheur (slogan de pub merdique) fait vraiment du bien.
On retrouve la voiture après vingt minutes supplémentaires de marche. C’est reparti pour se faire secouer dans tous les sens. Sur le chemin du retour, on fait un stop le long de la mer pour se baigner. L’endroit est calme, il n’y a presque personne. Après une courte baignade, on retourne se sécher, quand un cubain nous accoste. Voici une retranscription fidèle, traduite en français (Team Nelson Monfort) de cet échange:

 » – Hello mon ami, j’aime beaucoup ton tee shirt (Tee shirt puma forcement). Tu veux me l’échanger.
– Te l’échanger contre quoi ?
– Je te propose un deal. Ton tee shirt contre 150 mangues.
– Qu’est ce tu veux que je fasse avec 150 mangues ? Je ne vais pas me les trimbaler en voyage.
– Ok je t’en propose 300 alors.
-… »

J’ai poliment décliné l’offre. Le soir on retourne avec Bas à notre spot favoris. On y retrouve trois anglaises croisées plut tôt dans la journée. Elle font honneur à leur réputation et descendent verres sur verres. Après un repas au restaurant, on sort dans une des seuls boites de Baracoa. La musique n’est pas terrible, on abandonne assez vite.

Dimanche 16 Juin: Réveil un peu difficile. Bas et les anglaises avaient une sacré descente. Aujourd’hui de toute façon, le programme va être light. L’hôtel dont nous profitons de la vue chaque soir met à disposition sa piscine durant la journée moyennant 8 pesos de consommation au bar ou au restaurant. Le plan parfait pour se reposer.
Je fais la connaissance d’un pécheur canadien à la retraite. Il vient régulièrement à Cuba pour passer du temps avec sa petite amie qui se trouve être une cubaine de 23 ans …
Il m’explique avoir beaucoup de mal pour négocier avec les autorités cubaines leur mariage et son départ de l’île ( Tu m’étonnes !)
Autant vous dire que je n’ai pas eu énormément envie de poursuivre la conversation.

Ascension del Yunque

Lundi 17 Juin: Après une journée de repos (glandage), c’est le moment de s’y remettre. Nous partons Bas et moi même à le conquête d’el Yunque, plus haut sommet des environs de Baracoa. Cinq kilomètres et 520 mètres dénivelés pour atteindre le sommet, sur le papier cela semble plutôt facile (grosse erreur). Geeske, une autre hollandaise rencontrée quelques jours plus tôt nous rejoint pour l’ascension.
On retrouve notre guide à l’entrée du parc. Le début de l’ascension se passe en douceur. Le sentier est large et bien entretenu. Il fait une chaleur terrible, je comprends bien vite que mon litre d’eau ne sera pas suffisant. Vingt minutes après le départ, une traversée du fleuve s’impose. Nous avons de l’eau jusqu’au mollet, et c’est loin d’être désagréable par ce temps caniculaire. Une fois la traversée terminée, on comprend que l’ascension va se corser.
On s’enfonce dans la jungle humide et étouffante. Je n’ai jamais autant transpiré de toute ma vie. Je perds des litres d’eau (ok j’exagère peut être un peu). Le chemin de terre est rendu glissant par les récentes pluies. Notre progression est très lente. Chaque pas doit être assuré pour éviter la glissade. Nous sommes obligé de demander des pauses toutes les 30 minutes (sportif du dimanche). Après 1h45 d’effort, nous arrivons enfin au sommet. Malheureusement la vue n’est pas dégagé, nous sommes dans les nuages.

Le problème c’est que quand tu es arrivé au sommet, seulement la moitié du chemin est fait, il faut encore redescendre (Jean Michel Evidence). J’ai mal géré le peu d’eau que j’avais. Je n’ai plus rien à boire. Je sens que la descende va être longue. Et effectivement c’est long. Ça glisse dans tous les sens. Je me met en pilote automatique en avançant pas à pas et on finit tant bien que mal par arriver au fleuve pour une baignade bien mérité.

Le guide nous assure que nous pouvons boire l’eau du fleuve sans risque. Mouai … J’ai 22 heures de bus le lendemain, je ne vais pas prendre le risque.
On rentre ensuite sur Baracoa pour un repos bien mérité.

C’est mon dernier soir à Baracoa. J’en profite pour tester pour la première fois de ma vie la langouste. L’avantage à Cuba, c’est que elle coûte peu cher. Nous trouvons un restaurant au bord de mer ou le plat est affiché à 7 euros, imbattable !

Je quitte Baracoa avec regret le lendemain. J’ai beaucoup apprécié cette ville et sa région. 22 heures de bus plus tard, me voila à la Havane pour reprendre l’avion. Nouvelle destination en vue: le Mexique !!


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